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INTRODUCTION







Regards sur nos civilisations



Ce site Internet et les expositions que nous proposons souhaitent ouvrir notre horizon "occidental" à ces peuples en danger afin que chacun puisse mieux en mesurer à la fois la fragilité et l'importance du patrimoine qu'ils ont à transmettre à l'humanité.







A l'heure des autoroutes de l'information, des mondes virtuels et technologiques, il peut sembler étrange de s'intéresser à l'univers des "peuples racines". En quoi leur avenir, leurs discours et leurs visions du monde nous intéressent-ils ?


Les cultures de ces sociétés sont riches d'enseignement pour faire évoluer le regard que nous portons sur le fonctionnement de nos sociétés et sur le monde. Les cultures traditionnelles qui inspirent et accompagnent ces minorités ethniques leur permettent de vivre et de perdurer dans des univers cohérents, sans rupture depuis des siècles, et dans une harmonie durable. En parallèle se généralise notre modèle occidental de développement et de compréhension du monde générant ruptures sociales, perte de sens, et exclusions, conséquences directes d'un système basé sur une logique de croissance exclusivement économique et dont l'objectif essentiel demeure le profit.




Coupés de nos origines, d'une partie de notre histoire, nous avons réduit la nature au rang de marchandise qu'il est possible de vendre, d'exploiter et de consommer à loisir. Une vision de la nature qui provoque de graves déséquilibres dont les conséquences sont mal mesurées. Dans un tel contexte - où la rupture des équilibres naturels appelle à repenser les relations entre activités économiques et environnement - il devient de plus en plus nécessaire d'inventer de nouveaux modes de "développement durable" ; et plutôt que d'employer ce terme banni par les indigènes eux-mêmes, de mettre en oeuvre les moyens "d'un environnement et d'une humanité durables".



Dépositaires d'une certaine sagesse, basée sur le respect, l'équilibre et la responsabilité, certaines minorités indigènes prennent la parole et veulent être écoutées. Elles veulent enseigner à nous soucier du monde, à prendre soin des autres et de l'environnement. Des nouveaux moyens de communication font connaître au plus grand nombre de personnes, et au plus large public, les facettes d'autres cultures dites "non modernes" où les façons d'appréhender le rapport de l'homme à ses semblables, à l'environnement et au village mondial, sont différentes. Sans omettre de dénoncer les problèmes auxquels sont confrontés ces peuples, qui de leur coté, avec leurs maigres moyens, résistent de toute leur âme et de tout leur être.


Qui sont ces peuples? En quoi leurs cultures nous sont-elles indispensables? Quelles sont les menaces auxquelles ils sont confrontés? Chasseurs-cueilleurs, pêcheurs, agriculteurs, ils ont en commun la survivance des cultures les plus ancestrales et leurs identités s'expriment dans leurs liens avec le sacré, leurs mythes et traditions : ils sont la mémoire de l'humanité.





SUR LA PISTE
DES PEUPLES RACINES




Les peuples dits "racines", dernière appellation des peuples plus anciennement appelés "autochtones", "indigènes", ou "premiers", sont des peuples dont la culture et l'art de vivre n'ont pas été investis par la civilisation moderne. Ils tentent, dans le cas contraire, lorsque l'influence de la société moderne à contribué à faire disparaître l'identité de la tribu, et son dynamisme, de retrouver leurs racines et leurs traditions, sans rejeter forcément les acquis positifs de la modernité.









Pour les peuples les plus acculturés ou assimilés, ou pour ceux qui ont le plus souffert de la rigueur coloniale, l'ancrage traditionnel, le retour aux rites, aux codes vestimentaires, esthétiques ou linguistiques s'avère très important. L'identité des peuples racines se fonde en effet sur le respect de traditions ancestrales qui persistent aujourd'hui en des systèmes cohérents, la plupart du temps sous forme de rites, de fêtes ou de commémorations s'alliant parfois avec des rites transmis par les sociétés coloniales : fête des Morts au Mexique, mélange entre la tradition catholique et les fêtes Mayas et Toltèques



D'un point de vue écologique, ces peuples sont les gardiens de sagesses culturelles essentielles. Peu nombreux sont les gouvernements qui les considèrent comme des partenaires à part entière pour la gestion "d'un environnement et d'une humanité plus durable". Encore moins nombreux sont ceux qui respectent leurs choix ancestraux et leurs droits.



La plupart des peuples racines sont au contraire menacés, chassés voir exterminés comme lors des temps coloniaux. Sur leurs territoires millénaires sacrés, au cœur des forêts tropicales, s'implantent les plus grandes multinationales, exploitant minerais, pétrole, bois et autres ressources. Ces organisations menacent non seulement l'équilibre écologique des biotopes les plus riches de la planète, mais aussi un ensemble de peuples qui tentent de conserver un minimum de libre-arbitre sur leur évolution, quand ce n'est pas tout simplement de rester en vie.



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